vendredi 8 juin 2012

NIGGA IN HULL Part Je-ne-sais-plus!



                     L’opinion publique s’accorde à dire que je devrais arrêter de reproduire mon fameux déhanché en soirée : il serait trop explicite, obscène et ferait déguerpir la gente féminine. Voilà donc où nous en sommes ! Lorsque Fally Ipupa tourne les fesses, ça attire la foule, mais lorsqu’il s’agit de moi, ça produit l’effet inverse…Mouf mi dé!

                     Dernièrement, mon compère (également noir) et moi sortons de l’ASYLUM, discothèque de l’université lorsqu’un individu, également à fort taux de mélanine, nous indique une After Party. Il faut savoir que les After Party à Hull sont souvent sujettes à de grandes ambitions mais à de petites réalisations. En d’autres termes, on en attend toujours parler mais on en voit rarement (de bonnes). Mais là, on a une rue, un chiffre et on ne risque rien à s’y aventurer : nous sommes encore frais et ce soir-là, nous ne souhaitons pas finir chez le vendeur de poulet cette fois. Nous voilà donc devant la dite adresse, où il y a plein de noirs sur le seuil de la porte. Alcool faisant, nous nous socialisons assez rapidement, échangeant quelques mots et s’interrogeant sur nos origines respectives. Il y avait bien sûr beaucoup de nigérians, de ghanéens, mais aussi des pays dont on entend parler qu’en géographie et dont je ne m’en rappelle déjà plus. L’incruste est réussie et nous n’en sommes pas peu fiers. Dedans, tout plein de noirs, on entend du D’Banj, du Wizkid, du P-square, c’est frais ! Seulement, nos conversations à l’entrée seront les dernières. En effet, ironie du sort, c’est de loin la soirée où nous nous sommes le plus sentis exclus et mis à l’écart. Nous avons atterri dans ce genre de milieu où tout le monde se connaît et où l’on repère directement les intrus. Mais qu’importe, nous sommes soûls et comptons faire la fête. Comme par hasard les premières notes de  Aladji  amorcent ! Tché ! Du coupé décalé à Hull ? Je crie « poussez-vous mouf » ! Je me fais de la place et je commencer à me choquer au coupé décalé, on dirait que c'est la guerre. Je suis comme un poisson dans l'eau et le premier qui me rappelle que je suis camerounais se verra demander la preuve parfaite. La musique redevient nigériane, puis ghanéenne mais nous sommes toujours engagés. Nous allons comme ça rester de longues minutes sur la piste à gesticuler sous les yeux intrigués des gens. L’Azonto bat son plein et moi je me suis fait moins offensif pour laisser les autochtones m’enseigner. Mais je résiste quand même, moi aussi je sais danser l’Azonto depuis le temps. Puis, « Dami Duro » (Davido), le TUBE du moment retentit, la « masse » devient folle ! Moi aussi à ma façon. Oui mais voilà, j’essaye de caler toutes les combinaisons de pas de danses possibles : rien ne lui sied à merveille. Je finis par me fatiguer, puis me retourne vers N. : « gars, on part non ? ». « Non, restons encore un peu ». « Gars partons, en plus je ne le sens pas, ça peut mal finir hein » « Si ça veut se battre, qu’ils tentent, on est là » « TCHIP ». Je le regarde de haut en bas, comme pour dire type, tu es aussi maigre que moi, tu veux tester qui ici ? Ce à quoi il répond : « ne te fie pas apparences ! ».

                   A ce moment, je me demande s’il est au courant qu’Astérix (et sa portion) était un gaulois, pas un guinéen, et que ce n’est peut-être pas pour rien que Kirikou se bat contre une femme, des fétiches ou des animaux. Mais je me résigne et lorsque je me retourne de nouveau, qu’est-ce que je ne vois pas en face de moi : une somptueuse poitrine ! Comme on dit, « il y a du monde au balcon » hein ! Et, la propriétaire qui en est consciente, exécute une sorte de danse tribale en la secouant. Mes yeux montent, puis descendent, remontent, puis descendent ; en fait je ne me souviens même plus de son visage. Je guette à gauche, puis à droite : des colosses me fixent l’air de dire - chacun – ce n’est pas ma go mais fils, tu touches ça, on te rebaptise ici ! Je passe mon tour. N. lui continue de se chercher. Il est déjà en train de frotter une go derrière ; je ne suis pas sûr que celle-ci soit d’accord mais, de toute façon un gaillard va débarquer quelques minutes plus tard pour la récupérer (malaise).
                   C’est lorsqu’on réalise que nous sommes désormais presque seuls sur la piste que l’on se décide enfin à prendre le pas de la porte. En sortant, je croise R. le suédois d’origine ougandais qui vit à Londres.
                    Moralité : outre le fait qu’on ait été des inconnus, l’argument de la grande communauté noire mondiale a été grandement remis en question. Tous les noirs ne ramassent pas les mangues ensemble et là à l’occurrence, il y avait un clivage entre nous, francophones, et eux anglophones, bien que nous soyons tous Africains. Force est de constater que nous nous sentons plus à l’aise avec nos compatriotes français, qu’ils soient noirs, blancs ou jaunes qu’avec des nigérians, ghanéens ou zimbabwéens. Ceci dit, il n’en reste pas moins que nous avons beaucoup traits culturels en commun, et que ceux-ci relèveraient davantage du folklore.

21 commentaires:

  1. Je suis mort de rire!!!! Excellent post.

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  2. Bon tu viens de prouver que les noirs se comportent toujours bizarremnt face aux news comers (nouveaux venus). Je ne suis pas sûr que ça ait quelquechose à voir avec anglo, franco.
    Abi

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    1. Et pourtant si Abi :) J'me suis focalisé sur l'aspect 'new comers' mais j'ai bien constaté une certaine distance depuis le début. Après, je peux aussi bien me tromper mais une chose est certaine: nous sommes plus à l'aise la première fois avec nos compatriotes, même en étant 'new comers'. ;)

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  3. "Du coupé décalé à Hull ? Je crie « poussez-vous mouf » !" alala j'ai explosé de rire. Sur que tu n'es pas ivoirien hein ? :)

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  4. tt a fait d'accord avec toi sr l'observation clivage "anglo vs. franco"..jexpérimente la mm choses ici (allemagne) et je dosi dire q je em sens + rpoche des francophones en général regardless couleurs de peaux etc..

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  5. Je ne sais jamais comment réagir devant ce genre d'inepties, je ne supporte pas la rudesse..Discutons par analogie.

    Je parlais avec un homme d'une quarantaine d'années, vivant depuis longtemps en France il m'expliquait doctement que les anglophones ( en Afrique ) se débrouillaient mieux que les francophones qui eux-mêmes étaient à la masse derrière les lusophones, au moment où je voulusse ouvrir ma bouche pour le contredire, je m' arrêtai, et je le regardai longuement, interloquée, cette pensée furtive poignit dans mon esprit, l'histoire de l'Afrique débuterait-elle immanquablement avec la colonisation, ces hiatus semblent si présents dans l'esprit des noirs nés en France..

    J'en arrive à la lecture de votre article où selon vous le mauvais accueil dont vous faites un récit bien médiocre serait dû à la non-francophonie de ces afros..C'est triste, je n'irai pas plus loin dans le diagnostique.

    En espérant, que la prochaine fois vous ne vous ferez pas recaler, refroidir par des jamaïcains vous pourriez nous pondre toute une théorie encore plus divertissante, certains noirs sont-ils si sensibles au point de plus supporter l'infortune d'être recalés par d'autres mélanodermes, pour ensuite venir chialer sur Internet de la méchanceté de ses congénères.

    Maladie infantile.

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    1. Au vu du décalage entre le ton de votre commentaire et celui de mon anecdote, je n'ai pas le sentiment que nous ayons lu le même article. Rassurez-vous, j'y ai passé un très bon moment et je n'ai pas ressenti de la "méchanceté" comme vous semblez le penser. Sinon, il n'est point question de théorie puisque je fais ici part de mon expérience et de comment je l'ai vécue. Ceci dit, je prends bien évidemment note de votre commentaire. Cordialement.

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  6. Je me contenterai de citer la phrase significative de votre article :

    " Tous les noirs ne ramassent pas les mangues ensemble et là à l’occurrence, il y avait un clivage entre nous, francophones, et eux anglophones, bien que nous soyons tous Africains. "

    A partir d'une anecdote vous fondez une théorie pour le moins hasardeuse et je dirais même dangereuse. En l’occurrence, vous ne faites pas que vous raconter, vous êtes un idéologue patenté qui sous un ton qui se veut léger fait passer des messages profonds sur lesquels je suis en vif désaccord.

    Cordialement.

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    1. Je concède comme le souligne un commentaire plus haut que ma conclusion est hâtive et qu’en se fondant seulement sur mon récit on ne puisse pas aboutir sur un prétendu clivage. Mais une fois de plus, c’est ainsi que j’ai vécu cette expérience et c’est la perception que j’ai depuis mon arrivée. J’en fais juste était des lieux et je ne vois pas en quoi c’est dangereux. Alors, peut-être pourriez-vous tout simplement m’éclairer sur le sujet, plutôt que de me traiter de malade infantile car je ne crois pas ici faire preuve dogmatisme dans mes tournures. Et puis, que vous soyez en désaccord profond avec mes idées, c’est votre droit.

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  7. les "je m 'invite" C était votre fête ? bande de tuoriste comme ça :)Pour revenir au sujet,il y a un immense écart entre les noirs francophones et les noirs francophones un fossé énorme .lorsqu'on regarde les états africains francophones et les états africains anglophones on comprend que les francophones sont les derniers de chez derniers ,je ne vois pas pourquoi ça choque les gens quand on le dit ,tout ça s'explique la colonisation anglaise a été complètement différente de la colonisation anglaise ,on avait d'un coté ce qui était appelé "indirect rule" les anglais laisser une certaine "autonomie" aux colonisés et n 'essayaient de de les faire jeter complètement leur propre culture à la poubelle ,alors que avec les français c étaient le "direct rule" le but étant de faire des colonisés des petits français ,les séquelles sont visibles .Il ya un clivage entre anglophones et francophone il ne faut pas le nier ,comme il ya un clivage entre africains et antillais ,entre africains du centres et ceux de l 'ouest ,tout simplement parce que la culture est différent.Je pense qu'il y ai une communauté noire ,mais des communauté noire ,on ne peut pas fondé une communauté sur une simple couleur de peau ,ça ne marchera jamais ,il faut des truc plus solides pour parler de communauté ,et je pense que le fait qu'on ai le même passé ,qu'on ai connu la même souffrance devraient pousser les différentes communautés noires à s'unir pour défendre les intérêts des NOIRS,on a un un "ennemie " commun .C'est les mêmes qui nous ont soumis à l’esclavage puis la colonisation ,c'est encore les même qui crée et entretiennent la pauvreté et les guerre en Afrique ( Les africains ont aussi une part de responsabilité dans tout ça )et ce n est pas qu'en Afrique ,aux Antilles les békés ont tout pour eux ,tout coute plus chère dans les Antilles quand France métropolitaine,lorsqu'un français va travailler aux Antilles il reçoit une prime ,mais lorsque l antillais vient travailler en France ,lui il ne reçoit rien .La liste est longue ,la simple couleur de peau ne peut pas fondée une communauté ,mais le fait qu'on un ennemie et un passé commun devraient nous pousser à être plus souder .Croire qu'un jour il existera une seule communauté noire ,c'est de l utopie ,même avant l arrivée des blancs en Afrique ,les africains ne formaient pas un seul bloc ,il y avaient plusieurs empires ,plusieurs cultures etc ,la seule chose à laquelle je crois c'est que toute les différentes communauté peuvent s'aimer plus et être plus souder s'il le veulent bien c'est le seul moyens d'avancer ,les chinois l ont compris et ils avancent,les juifs aussi ,quant les noirs comprendront il que seul l'union peut nous faire nous en sortir ? je commence a désespéré !C'est dans la paix mais ta phrase "Force est de constater que nous nous sentons plus à l’aise avec nos compatriotes français, qu’ils soient noirs, blancs ou jaunes qu’avec des nigérians, ghanéens ou zimbabwéens." n engage que toi hein ,je me sentiras toujours mieux avec mes semblables même si la barrière de la langue ,nous sépare ,au nom de l histoire des miens je ne peux absolument pas ,être mieux avec les babtou que les miens ,avant d'aimer les autres ,il faudrait d'abord s'aimer entre nous ,lorsqu'on que les noirs s'aimeront je pourrais peut être me sentir bien avec les babtou s'il me reste encore un peu d'amour ,et au passage si on on vous a regardé avec les gros yeux à la djoka la c'est pas à cause du clivage anglo /franco c'est parce que personne n 'aime les "je m'invite" toujours la à coller les femme ndjor ;)

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    1. Ahah les tuoristes! Tu as parfaitement raison quant au fait que ce n'était pas le clivage qui expliquait les gros yeux...J'avoue avoir fait un glissement malencontreux pour poser une différence de mentalité que j'ai en revanche bien constatée. Pour le reste, tout est une question d'être communautariste ou non, mais je te suis.

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  8. Mon Dieu...

    Outre le fait que votre texte soit très compact, je constate que ce découpage somme toute assez récent de ces aires coloniales constitue l'armature de nombre de concept absurde comme les anciennes colonies anglaises s'en sortent mieux que les ex-colonies françaises pourrions-nous une fois pour toute sortir de ce schème colonial pour entrevoir ne serait-ce qu'une seconde tout simplement la réussite africaine, le génie africain doit bien exister non...

    D'autre part, je ne suis pas certaine de l'assertion que vous faites ci-dessus sur la soi-disant meilleure santé des ex-colonies anglaises. Je n'ai quoi qu'il en soit pas assez de données présentement pour confirmer ou infirmer cela. J'ai en tête quelques exemples de pays qui fonctionnent assez mal et qui ne semblent pas délier de l'ex puissance vampirique : Ouganda, le Soudan, la Somalie, Sierra Leone etc.

    En somme, la colonisation n'a rien laissé de positive si n'est pour quelques Sarkozystes, elle a juste retarder l'évolution de tout un continent qu'elle soit anglaise, portugaise ou française j'en ai - excusez-moi - rien à foutre.

    Je vous fais une confidence...Ergoter sur le bien-fondé de telles dénominations me laisse pantoise, nos esprits seraient-ils définitivement moisis, peut-on penser avant et après la colonisation..

    Les espaces francophone, lusophone, anglophone, et autres n'existeront jamais sous ma latitude. Ce clivage n'est pas le mien, il peut-être celui de certains noirs qui se masturbent sur la supériorité de la langue de Molière par rapport à celle de Shakespeare..Soit.


    Sur la ou les communauté(s) noire(s), j'avais tenté vainement sur le forum doctissimo d'une de faire passer la vision garveyiste tout en mettant certes maladroitement en perspective les divers liens culturels qui restent malheureusement occultes pour les afro-pessimistes entre les communautés noires.

    Nous pouvons effectivement trouver énormément de choses qui nous divisent, comme le fit l'auteur de cet article en opposant africains francophones et africains anglophones pour expliquer la sécheresse des personnes conviées à la soirée - raisonnement alambiqué - ou au contraire poursuivre, rechercher ce qui nous rassemble ce qui je l'admets est plus revêche..


    Une vision superficielle ou plus approfondie.

    La dimension raciale à mon sens ne doit pas être balayée aussi facilement, elle est importante mais ne doit pas être prédominante.

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  9. * de concepts absurdes, retardé

    " La liste est longue ,la simple couleur de peau ne peut pas fondée une communauté "

    Voyez-vous, je me dis au fond que c'est nous qui sommes racialistes..

    Si nous mettons en vis-à-vis un Australien - blanc - et un Français - blanc - que dirons-nous de ces deux hommes..?

    Qu'ils sont Européens, occidentaux.

    Dans ce cas il est inutile de préciser la teinte des deux hommes, il découle naturellement qu'un européen est blanc, ce fait est en apparence mineur mais il prend et prit des proportions phénoménales lorsque les Européens rencontrèrent des peuples non-blanc.

    Si nous mettons en vis-à-vis un Antillais ( noir ) et un Gabonais - Étymologie du mot Gabon : Ce nom dérive du portugais " Gabao " qui signifie en français caban, le caban désigne un vêtement porté par les navigateurs... " -

    Que dirons-nous ?

    Qu'ils sont noirs.

    Pourtant l'antillais est de souche africaine, beaucoup de ses coutumes le sont, et ce kreyol qu'il encense est la magnificence du génie africain qui sut malgré l'infamie garder des reliquats de sa et ses cultures d'antan après plus de 3 siècles avec les conditions de vie que nous connaissons... C'est tout bonnement impressionnant.

    Nous pouvons voir plus loin que cet épiderme. A nous de choisir.

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  10. Pour clore définitivement sur la communauté ou les communautés noires.

    Je constate que pour beaucoup le clivage n'est existant qu'entre Africains et les Noirs de la diaspora, alors que même si Blingcool s'y prit gauchement pour mettre en évidence les divergences voire les univers et surtout préjugés qui séparent les africains entre eux, ceux-ci sont la chienlit de l'Afrique... Quel est le rapport entre un Somalien et un Camerounais si ce n'est d'être originaire d'un même continent, je rattacherai pour ma part les Somaliens à l'instar des Soudanais - la République soudanaise -, des Maghrébins et une partie de la Mauritanie au monde arabo-musulman, « est Arabe celui qui parle arabe, qui se veut Arabe et qui se dit Arabe. » Sati al Housri.

    Sans parler des dissensions qui règnent au sein de même pays, voire à l'intérieur de groupe ethnique et qui émergent jusqu'en France quelquefois..Je n'ai pour ma part jamais rencontré de couple malien-congolais par exemple.

    En somme, je ne pense pas que le problème principal soit les Antillais pour la cohésion d'une, des communautés noire(s) en France.

    De plus, vu le nbr d'insanités véhiculées par les africains envers les antillais, je doute que la veulerie, la mesquinerie ne soient que le fait des Antillais.

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  11. Pardon, j'ai fait une erreur précédemment qui pourrait introduire une confusion...

    La République soudanaise inféodée par la France lors de l'ère coloniale correspond au Mali avant la partition et la création de l'état fantoche : l'Azawad.

    L'actuel territoire arabophone et anglophone au Nord du Soudan se nomme exactement " la République du Soudan " - Étymologie du mot Soudan : ce mot dérive de l'arabe balad as-sūdaan, qui signifie littéralement « pays (balad) des noirs » , Ex Nubie ce pays à l'histoire magnifique et grandiose fut détruit par la percée arabo-musulmane et occidentale.

    La nuance est importante, à la manière des arabo-berbères du nord de l'Afrique, l'arabe soudanais est particulier, unique et a été influencé par les langues nubiennes et autres.

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  12. Tonton ou tantine Notabène ,pète un bon coup ça te ferra beaucoup de bien !Est ce que tu as lu ce que j ai écris ? Bon je dirais que c'est peut être parce que mon texte est compact c'est pour ça que tu n as pas pris la peine de bien lire ,désolé mon ordi à rendu l âme je me bat comme je peux avec un phone ,je vais essayer de mettre des points d'aller à la ligne pour que tu comprennes mieux ,on va commencer par ta première réponse:

    1-Les états africains francophones sont plus dynamique que les états africains anglophone ,il ya des exceptions à tout mais ne faisons pas semblant de ne pas voir ,lorsqu'on cite les états noirs les plus riches en terme de PIB les états d’Afrique Anglophone apparaissent toujours en tète ,Botswana ,Namibie ,Afrique du sud ,Ghana et autres le fait qu'il y ai des exceptions comme la sierra Léone ou le soudan ne changera pas les chiffre que ses pays enregistre ils sont nettement plus avancés que nous ,comme a tout chose il ya des exceptions on trouve bien évident des exceptions en Afrique francophone comme le cas du Gabon ,ne parlons pas alors du fait que les états d'Afrique anglophone ont leur propre monnaie alors que nous africains francophone utilisons le FCFA ,qui est probablement la preuve que nous sommes des incapables ,incapables de dires au français d'aller se faire mettre avec leur monnaie qui ne cesse de nous enfoncer de jour en jour ,mais bon je pourrais parler des maux que nous cause le Fcfa jusqu’à ce que mon souffle s’arrête ,continuons .Il faut mettre les émotions de coté il suffit de faire un tour sur le site de la banque mondiale pour voir qu'il un fossé entre le croissance des pays anglophone et francophone .De plus tu prend un malin plaisir a me prêter les mots ou est ce que j ai dit que la colonisation avaient été positivé ou un truc du genre ?Passons au niveau des chef d'état d'Afrique francophone et ceux d’Afrique anglophone il ya un immense écart ,plus aliéné que les chef d’états d"Afrique francophone tu meurs ,Jacob Zuma (Afrique du Sud) et Jerry Rawlings (Ex président Ghanéen )font parti des seul président qui ont dit être contre l'intervention française en cote d'ivoire ,bizarrement ils sont africains anglophone ,alors que les gens comme Wade qui était président à l'époque n a pas hésité a envoyé ses soldats sous les ordres de la France massacrer les ivoiriens chez eux ,Gbagbo avaient besoin de l aide de tous les présidents africains mais les seuls qui ont osé tousser sont les anglophones,voila le président du mali qui avaient fait comme s'il n était pas concerné par ce qui se passaient en cote d'ivoire ,qui a lui mémé été victime d'un coup d'état orchestré par les français ,qui veulent installer une base militaire labas pour contrôler les touareg ,gbago les avaient prévenu que chacun d'entre eux y passerai, voila le Mali qui est actuellement divisé en 2 !

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    1. Je ne dis pas que les francophones sont moins intelligent que les anglophones ou un truc du genre ,je dis juste que nous sommes nettement plus atteins par l'aliénation que nos frère Anglophone ,crois moi c'est pas demain qu'on verra en Afrique francophone un président comme Mugabé qui emmerde l occident

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  13. 2-J avoue n avoir absolument rien compris a ton 2ème poste, c’est ça la qui m'a même fais comprendre que: soi tu n avait pas du tout lu mon poste ,et que tu te t ai juste empressé de répondre pour étaler tout ton "savoir ",ou tu n'avaient pas pu comprendre mon post parce qu'il était trop compact ,pour toi je m'en excuse mais lorsqu'on ne comprend pas on demande !
    Bon je vais essayer de de réexpliquer ce que je voulais dire .Selon moi une communauté ne se fonde pas sur la couleur de peau ,pour fondée une communauté il faut des liens plus solide que la mélanine ,d’où ma citation "la simple couleur de peau ne peut pas fondée une communauté" je pense que le seul moyen de réunir les communauté noire c'est notre passé commun ,notre histoire ,le fait qu'on est été torturer par la même personne durant des siècles ,le fait que nos culture soient plus ou moins semblable ,que se soit dans les Antilles ,en Amérique ou en Afrique les femmes noires tchipp,que se soit en Afrique du nord du sud ou de l'ouest la circoncision des garçons est choses normale ,donc malgré la différence de langue il ya plein de petit truc qu'on trouve chez tous les noirs et c'est ça qui peut nous lier et non le fait que nous soyons tous issu du même continent .Le chinois et l'indien sont tous les 2 Asiatique mais ils ne fonderont jamais une même communauté ,de même que les berbères qui vivent en Afrique du Nord depuis la nuit des temps bien avant l'invasion Arabe ,ne seront jamais considéré comme les membres de la communauté noire alors qu'ils appartiennent tous au même continent que nous. "Nous pouvons voir plus loin que cet épiderme. A nous de choisir." Désolé de te le dire nous sommes NOIRS ou kémit comme le diront certains ,ça ne sert a rien de fuir ,nous sommes NOIRS et devons nous définir en tant que NOIRS
    3-Toi tu es parti dans un délire Africains /Antillais vers la fin la ,j ai rien compris du tout !
    Bon la prochaine fois si tu as du mal à lire un texte demande qu'on t'explique ,même si je reconnais que celui qui rédige doit faire aussi des effort.
    PS :Je sais que ce que j ai écris est long peut être aussi compact que le mon 1er commentaire ,mais pardon si tu as la paresse de bien lire ou si tu lis sans comprendre ne me répond surtout pas ,parce que c'est le genre de truc qui peut lever ma tension .

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  14. Tati,

    Le tutoiement est la norme, je te tutoie donc..

    Je l'avoue je n'ai lu jusqu'au bout ton premier message mais j'ai cru en saisir les idées phares...

    Entre temps, j'ai cherché à comprendre pourquoi certains faisaient l'éloge de la colonisation anglaise voici ce que j'ai trouvé pour corroborer tes écrits :

    http://www.jeuneafrique.com/Articles/Dossier/ARTJAJA2659p0136-140-bis.xml0/developpement-pnud-afd-uemoadeveloppement-pourquoi-les-pays-d-afrique-francophone-sont-a-la-traine.html

    Cet article comme toi, n'évoque même pas ces pays africains qui connurent la colonisation anglaise et sont dans un état déplorable et furent - et sont encore - détruits par des guerres civiles - Sierra Leone, Somalie coupée en deux à cause en partie de différends coloniaux, la Somalie équivalent à l'ex-colonie italienne et le Somaliland à l'ex-colonie britannique, achevant ainsi la subdivision de ce pays -, des régimes enlisant leur pays dans la misère et l'injustice sociale..Mais bon, cela n'émousse pas ta ferveur à propos des ex-colonies anglaises qui fonctionneraient mieux selon toi..


    Non pas que je veuille minimiser la possible acuité, l'esprit entrepreneurial qui serait plus développé au Ghana où je ne sais dans quel autre pays autrefois attaché à la couronne britannique, j'aimerais juste que nous soyons plus nuancés en ce bilan lorsque l'on fait un bref retour en arrière - guerres civiles en Sierra Leone, énormément de morts au Soudan et ce n'est pas prêt de se terminer, Somalie qui fait régulièrement la une des journaux pour ses famines récurrentes et ses pirates, pourtant ce pays dispose de nombreux ressources dont une mer riche en poisson d'où les pirates qui sait, le Nigeria, énorme pouponnière, la guerre du Biafra qui fit un à deux millions de morts, je sais la France eut un rôle ,comme d'hab. de toute façon, dans ce conflit, rente pétrolière certes importante mais je ne suis pas sûre qu'elle profite à la population, ..-

    Alors oui..Je sais les chiffres impressionnent, font palpiter quelques coeurs d'envie, oui oui..

    Je voulais juste émettre l'idée peut-être ridicule que le fait qu'ils aient été anglophones n'était pas la cause première de leur réussite, de bons gestionnaires africains cela doit exister..

    Pour ton dernier com, je comprends mieux et je suis d'accord avec en grande partie " La dimension raciale à mon sens ne doit pas être balayée aussi facilement, elle est importante mais ne doit pas être prédominante. "

    Explicite ta pensée si tu repasses..

    Je te cite : " lorsqu'on regarde les états africains francophones et les états africains anglophones on comprend que les francophones sont les derniers de chez derniers ,on avait d'un coté ce qui était appelé "indirect rule" les anglais laisser une certaine "autonomie" aux colonisés et n 'essayaient de de les faire jeter complètement leur propre culture à la poubelle ,alors que avec les français c étaient le "direct rule" le but étant de faire des colonisés des petits français ,les séquelles sont visibles . "

    Si j'ai bien compris ce qui expliquerait - selon toi encore une fois - la meilleure réussite des ex-colonies anglaises est due à ceci :

    - Ils sont moins colonisés mentalement et culturellement donc une africanité plus ample et qui s'exprime sans complexe que ce soit chez la populace ou les élites des pays anglophones.

    L'anglomaniaquerie étant moins forte que la francomaniaquerie au sein des élites desdits pays, leur réussite est donc plus africaine qu'autre chose.

    Prendre en exemple les Bamilékés au Cameroun - pays francophone - qui excellent dans le commerce wé..Tu vois je préférerais..ou dire que le Botswana va bien car les Tswanas sont performants sans à chaque fois élever au-dessus des cimes la poupée coloniale.

    J'espère que nous nous sommes mieux compris(es).

    Cordialement Tati.

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  15. Bon.
    Pour parler d'autre chose : Blingcool, qu'est-ce qui n'a pas marché avec les cheveux?? Il faut pas prendre tout ce qu'on voit sur les stars pour copier sur sa tête. Toi même quand tu te regardes sur les photos, est-ce que c'est joli? Ah là, moi je te comprends pas hein

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    1. Ahaha pardon, dépose moi ici. Leave my cheveux alone. Tchip! Mais si tu sais faire les contours je ne dis pas non. :)

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Ah, c'est bien, faut pas faire timide comme ça! Merci

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