mardi 31 janvier 2012

Nigga In Hull . Part 8



« Not, I’m Not lucky, I’m Blessed », n’en déplaise à mon compte en banque car à part de son côté, il semblerait que ces derniers temps ces quelques mots me scient à merveille tant je suis un irresponsable chronique qui s’en sort toujours plus ou moins bien. D’abord, je me rends compte que mon passeport a expiré à seulement deux jours de mon départ, ensuite – mal informé – je manque à tous les tutoriaux – donc fiche de présence – de Marketing Communication, sans jamais me faire choper (chose normalement impossible). Et dernièrement, c’est ma nouvelle colocataire – inscrite comme par hasard au même module que moi – qui m’a réveillé pour me rappeler un partiel que je pensais être le lendemain. Je vous laisse imaginer ce qu’il en aurait été si je ne m’étais pas présenté à cet examen…
Je me suis finalement résigné à ne plus changer de logement, épuisé par la mentalité anglaise, ce qui n’est pas pour améliorer le ressenti que j’ai à leur égard. D’ailleurs en parlant de cela, les étudiants anglais et l’hygiène c’est un peu la Palestine et Israël. Ma mère m’a souvent traité de « fou » en me voyant me pencher sous mon lit chaque fois qu’elle me demandait un document mais, si elle voyait l’état des choses ici, son cœur tomberait probablement en panne, elle perdrait son français et, sa bouche finirait par caler tordue à forcer de Tchiper. Dernièrement encore, je passais devant la chambre du colocataire de F. et j’ai confondu celle-ci avec le local à poubelle tellement l’odeur qui en ressortait dépassait de loin celle que peut avoir le tissage d’une noire aux beaux yeux qui séjourne dans Koh Lanta jusqu’en demi-finale. Le plus intriguant et gênant c’est le fait qu’ils ne se préoccupent guère du regard dans gens, et vous invite à entrer même s’il faut esquiver – tel dans un champ de mine – leurs caleçons à l’allure douteuse. S’ils en avaient eu l’occasion, certains m’auraient sûrement présenté Peggy et Huggy, le rat et le cafard qui auraient élu domicile dans leur désordre, et pourquoi pas « Bitoum » cet espèce de gros asticot/ Grosse chenille qui se pointe avec l’amas de déchets.
Ca me rappelle les préjugés que j’avais sur les français blancs et que mon entourage encourageait jusqu’à ce que je me rende compte – au fil de mes rencontres – que ça dépendait de chaque individu. A cette époque, je débattais sur le fait qu’il soit plus logique de se doucher le matin avant de sortir, au moins pour les autres. « Oui, mais pourquoi tu te douches le matin, tu ne te salis pas pendant ton sommeil, à ce que je sache », me disait-on. « Oui mais garçon tu sais, le corps continue à travailler la nuit, moi qui croyait que la S.V.T était obligatoire au moins jusqu’en 3ème ». A côté de cela, j’entendais dire qu’en hiver, les foyers français prenaient soin de donner le bain à leurs enfants uniquement le mercredi – car il faisait froid – et que si j’observais certaines de mes camarades des fois, j’allais voir un mélange de mascara et de poils de chats parce qu’elles passaient des nuits (de folies ?) avec leurs animaux de compagnies. D’autres étaient connus pour avoir une couche épaisse sur leur émail dentaire qui indiquait une grève du dentifrice.
Comme quoi, les préjugés ont la vie dure et ne sont pas l’apanage des blancs : les noirs puent, les blancs sont sales, et les chinois...on s’en fiche, sauf pour acheter son paquet de chips de plantains mûrs.

1 commentaire:

  1. eh j'ai fait le baby-sitting un jeudi soir chez ma voisine quand j'étais à Montpellier.

    Le soir venu, je dis aux filles de filer à la douche. Elles me répondent, énervées:"mais on s'est déjà lavé samedi!!"

    Info que leur mère est venue me confirmer à son retour.
    J'ai avalé brutalement ma salive en disant: "ah ok! je ne savais pas"

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Ah, c'est bien, faut pas faire timide comme ça! Merci

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