lundi 16 janvier 2012

Black student. White Girls


Asher Roth - I love college
J’ai désormais à mon compteur un nombre important de soirées étudiantes et pourtant, au cours de celles-ci, je n’ai eu à croiser que très peu de filles noires. C’est vrai qu’à la base nous – les noirs – étions déjà très peu à arpenter les bâtiments de l’IUT 2 de Grenoble. Ceci dit, j’en connaissais quelques unes et, chacune avait ses raisons pour ne pas se rendre dans ces soirées. Si pour plusieurs c’était juste de grandes beuveries organisées, pour certaines en revanche, c’était d’abord des « trucs de blancs », majoritairement fréquentés par « des blancs » et où n’y passe que de la « musique de blancs ». Ces dernières n’y avaient jamais mis les pieds et je suis persuadé que si elles en avaient eu l’occasion, ça n’aurait fait que les conforter sur leurs idées. Ce qui m’intriguait c’était le fait qu’elles se basaient surtout sur des a priori plus que sur leurs expériences. Et leurs consœurs lyonnaises tenaient à peu près le même discours : elles vont à la fac, font leur truc puis rentrent chez elles ; elles ne sont pas là pour se faire des « amis » (en fait cela voulait implicitement dire « traîner avec des blancs »). C’est une attitude que beaucoup d’étudiants noirs – moi y compris – peuvent adopter. Ainsi par exemple, nous aurons tendance à nous mette en binôme ou en groupe avec des noirs, voire arabes – quoique…C’est un autre sujet – par « affinités ». A l’opposé, certain(e), désirant vivre (ou plutôt montrer qu’ils vivent) dans un monde où la couleur de peau n’a pas son importance – bien qu’en réalité il ne s’agit plus juste d’une question de couleur de peau – vont maladroitement chercher à s’éloigner de leurs « homologues de peau» pour ne pas se voir assimiler à des communautaristes, voire racistes.


Cependant, notre « instinct d’homme » faisant, nous les mecs – différemment des filles - avons tendance à faire abstraction de toutes ces préoccupations. Vous trouverez ainsi même les plus réfractaires aux dites soirées avec une seule intention : tirer leur coup, voire plus. Ce n’était pas tout à fait mon cas : j’ai toujours fréquenté ces soirées d’abord parce que j’aime énormément faire la fête et que je bois beaucoup. Etant principalement attiré par les filles noires, j’ai dû me résigner et accepter que ce n’était pas en soirées étudiantes ou même dans les bâtiments de l’IUT que j’enchaînerais les conquêtes avec mes homologues féminins. La plupart des filles que j’ai connues étaient donc blanches. D’ailleurs, si j’avais eu à y croiser « la femme de ma vie », elle aurait vraisemblablement été blanche. Bien sûr, le milieu dans lequel on étudie ou travaille n’est pas le seul endroit propice pour des rencontres, mais il y est pour beaucoup, surtout pour un étudiant. C’est plus ou moins le même schéma qui se reproduit dans les écoles de Commerce et toutes ces « usines » qui construisent les « élites » de demain (comprenez par là les gens qui sont préparés pour « réussir » dans la vie). Ca l’est d’autant plus que le nombre de noirs y est encore plus réduit. Avec le temps, on se familiarise naturellement avec l’environnement dans lequel on évolue, on reconstruit son cercle d’amis et avec un peu d’aide du destin, on parvient même à tomber sur « sa moitié ».

Alors pourquoi les hommes noirs qui réussissent en Occident sont pour la plupart avec des femmes blanches ? Parce qu’ils côtoient majoritairement des blanches. L’Amour ce n’est pas de l’humanitaire. On attend des hommes noirs qu’une fois accomplis, ils se lancent à la recherche d’une femme noire en faisant impasse sur tout ce qu’ils ont construit comme relations jusque là. Un peu comme si toutes ces années qu’ils ont mis à se construire s’étaient déroulées dans l’abstinence totale. Les couples mixtes célèbres qu’on pointe souvent du doigt à l’instar de ceux des sportifs nous apprennent surtout une chose : à partir d’un certain degré d’accomplissement, la couleur de peau ne constitue plus un critère suffisant pour le choix de sa conjointe. Qu’il soit noir ou blanc (entre autres), l’individu qui perce privilégiera les personnes issues du même milieu social – et non culturel par exemple – que lui. Les riches iront avec les riches, les bourges avec les bourges, les célébrités avec les célébrités, etc. Et ne vous laissez pas berner par des contes de fée comme ceux de la Princesse Diana, la Princesse Laetitia (Espagne) ou encore de Celine Balitran (ex-fiancée de Georges Clooney, serveuse et étudiante lorsqu’elle le rencontra). D’autres grimperont les échelons avec leur compagne de misère mais pour beaucoup, c’est en haut qu’ils chercheront femme en se pliant à l’offre.

Il y a certainement des individus au fort taux de mélanine pour qui la femme blanche constitue un gage de valeur mais, pas autant que la gente féminine noire en colère veut nous le faire croire. Aux Etats-Unis, une célébrité afro-américaine qui épouse une femme blanche est encore mal perçue parce qu’elle est censée évoluer dans un environnement où elle côtoie autant de femmes blanches que de femmes noires issues de la même « classe sociale » qu’elle. En France, ce qu’on appelle « communauté noire de France » n’a pas d’élite à proprement parler, les femmes noires sont souvent sous-représentées dans les médias tandis que nos « propres médias » sont à la ramasse. En somme, nous manquons de charisme, qu’il soit économique, politique ou social. Contrairement aux Etats-Unis où les studios rechigneraient même à montrer un Denzel Washington en train de faire l’amour à une Milla Jovochi de peur de « heurter les femmes noires », une maison de disque n’aura aucun mal à – et fera même en sorte de – montrer une Inna Modja au bras de beaux bruns dans chacun de ses clips. Ajoutez-y à tout cela que pour dix joueurs noirs de l’équipe de France on ne dénombre que quelques Noémie Lenoir, Aïssa Maïga ou encore Shym, vous comprendrez pourquoi  la probabilité pour un noir qui réussit en France de finir avec une femme blanche est élevé.


C’est certainement valable dans le sens opposé mais, il faut croire que contrairement à l’homme qui est faible, la femme a plus généralement tendance à se fixer des critères et à s’en tenir à ceux-ci.

25 commentaires:

  1. Je vais laisser un com' ici plutôt que sur twitter... Bref, je suis une femme noire qui a vu tous les hommes noirs de sa fac préférer les femmes blanches. Au début les gens m'ont dit "c'est parce qu'elles sont plus faciles". Aujourd'hui on me dit c'est parce qu'elles sont plus douce plus malléable et se plie en 4 pour leurs hommes. bref tout ca pour dire je me suis tournée vers les hommes blancs par dépit, car les hommes noirs préféraient les femmes blanches avec de beaux cheveux raides et une silhouette pas trop en rondeur. bref, ces hommes la ne sont pas aveugles et CROISENT le chemin des femmes noires cultivées mais celles ci sont vues comme des rivales pas comme de potentiels petites copines. Une competition s'installe. "Qui va mieux faire", "Qui va le mieux s’intégrer", "Qui va ramener le + beau specimen babtou dans son lit ?". Elle est ridicule cette compet, la raison pour laquelle je me suis cassée au Quebec

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  2. @Sally,

    Je comprends en effet mieux ce que tu voulais dire.

    Comme je te le disais, je ne prétends pas que les femmes noires et cultivées sont rares mais que ce sont les circonstances pour les rencontrer qui le sont. Maintenant, il n'y a pas que ça, on pourrait par exemple me demander pourquoi je n'ai pas trouvé mon bonheur parmi les "quelques unes" dont je parle. La réponse est simple: il n'y en avait pas qui me plaisait, et ça arrive. Ça peut arriver que le seules femmes noires que je côtoie ne m'attirent pas physiquement sans généraliser sur la femme noire. Bien que ce ne soit pas mon cas, un autre mec n'aurait alors plus de mal à entrer en compétition "pour mieux s'intégrer" avec ces filles (cf. ceux dont je parle qui veulent s'éloigner maladroitement).

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  3. Salut.. Je suis très contente de ton raisonnement. Fière comme si, tu étais mon fils.. lol . Ton raisonnement est tellement cohérent comparé aux ramassis de connerie que l'on peut lire.
    Moi je fut un peu dans la situation de l'homme noir, de ton histoire. J'ai toujours fréquenté des écoles primaire de "blancs" des écoles de commerce de "blancs" et j'ai même eu à ma grande surprise eu du succès avec les "blancs". J'avais aussi des à priori sur ces soirées super alcoolisé, et gt sur de ne pas y trouvé l homme de ma vie.
    Malgré que mes meilleurs amis soit en majorité blancs. Mes premiers amours étaient des garçons blancs, d 'ailleurs à un moment mon type d'homme etaient le type blond grand yeux bleu pour ne pas dire allemand. Mais gt dans une bulle. Et je n'avais pas eu l'occasion d'y sortir et de rencontrer l homme noir qui me correspondait.. Au fond j'avais ce sentiment de honte "je n’étais jamais sortie avec d'homme noir, alors que ma copine blonde les récoltées".. J avais différentes peurs, celles d'etre trop sauvage ou maniéré pour d'autre, mais au final, il n'y avait aucun souci avec moi. Ct juste une question de circonstance et de contexte. Et je pense que la femme noire doit être plus indulgente avec son frere noir qui est en couple mixte. Car chacun à une histoire particulière. Cessons avec les débats sur l'esclavages etc car je pense que l'on a tous dépassé cela.. Move on comme on dit..
    Auj sa fait 7 ans que je suis avec un homme noir dont la situation est +++, bon niveau intellectuel (en plus d’être canon) . Il fut longtemps convaincu par le mythe de la femme noire sauvage et sans coeur (moche) , il est longtemps resté avec une femme blanche qu'il pensé douce et "innocente".. Jusqu’à notre rencontre ( et d'autres quand même lol ). Auj il se rend compte que les femmes sont fait du même bois, c'est juste une question d"éducation. Il préfère auj la femme afro car une culture identique a la sienne car c plus facile a vivre et physiquement c gout ont naturellement changé je pense.
    Ps : Je l'ai rencontré par hasard lol
    Voila mon "petit" témoignage

    Zainara

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    1. Bonjour
      Ne penses-tu pas être contradictoire quand tu dis "Et je pense que la femme noire doit être plus indulgente avec son frere noir qui est en couple mixte. Car chacun à une histoire particulière. Cessons avec les débats sur l'esclavages etc car je pense que l'on a tous dépassé cela.. Move on comme on dit.." et " Il fut longtemps convaincu par le mythe de la femme noire sauvage et sans coeur (moche) , il est longtemps resté avec une femme blanche qu'il pensé douce et "innocente" ?
      Tu trouves que nous devons être indulgentes avec ces hommes dont nous sommes les filles, les soeurs ,les mères qui nous collent de telles étiquettes ? Et en plus qui le font face aux gens d'autres races ? Pourquoi les hommes noirs n'ont aucune DIGNITE tout simplement ?

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  4. J'ai un peu vécu la même chose que toi sauf que je n'ai pas été à la fac. 5 années en école d'ingénieur. Très peu de filles (10%) et encore moins de noir(e)s. J'ai donc passé ces années à fréquenter quasi uniquement des blancs. En dehors de ma famille et quelques amis venus vivre en France je ne connaissais pas beaucoup de noirs à l'époque. Je sortais beaucoup, j'étais de toutes les soirées étudiantes. Beaucoup de rencontres mais je ne suis pas attirée par les blancs et je ne me voyais pas autrement qu'avec un noir. Or, les quelques noirs de mon école ne m'intéressaient pas non plus. Nous n'avions pas grand chose en commun. Au final, déjà à l'époque ce n'est pas à l'école que je rencontrais des gens qui me plaisaient, ni même en France mais en Afrique ou j'ai la chance de pouvoir retourner régulièrement. Inutile de dire que j'aurais préféré que ce soit plus simple...

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  5. De toute façon se dire que on ne sort qu'avec des femmes blanches car elles sont douces et innocentes (entendez, qu'elles n'ont jamais vécues de coups durs dans la vie) ça me retourne le coeur. Avoir vécue, s’être prise des claques, se relever, avoir un caractère forgée, grandir tout simplement, c'est rédhibitoire (BEURK) quand on est une femme. Les hommes aiment les filles-filles. Qui comme Pangloss répète "tout va bien dans le meilleur des mondes" avec des fleurs dans les cheveux. Ce qui est aussi rédhibitoire c'est une femme noire "trop foncée" avec un gros nez. Alors oui je veux bien comprendre qu'un homme préfèrent les femmes blanches pour se sentir homme protecteur et vénérée.

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  6. Fatou LE FRANCOIS17 janvier 2012 à 14:52

    Pas trop tôt !
    c'est toujours un plaisir de te lire, mais faut écrire plus, deh lol.

    Je comprends tout à fait le sens de ton article, qui m'a un peu plus éclairée sur le sujet.
    Comme beaucoup, j'ai toujours pensé que c'est surtout parce que beaucoup d'hommes noirs pensent que sortir avec une blanche est plus valorisant socialement (c'est sûr que certains le pensent), mais c'est plus subtil que ça :)

    Ici c'est un problème de circonstance, moi ça a été un problème de mentalité, de façon de voir la vie.

    Comme quoi, c'est pas toujours une histoire de préjugés sur la couleur de peau.

    CQFD

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  7. C’est comme cherchez à rencontrer des filles indiennes aux soirées coupe-décalé…tu as peu de chance. Quelques soient tes intentions.

    Et pour moi cela prouve qu’en fait, ce n’est pas le fait de fréquenter que des femmes blanches qui t’attirent a elles. Mais le fait de ne fréquenter que, ou presque, des blancs (garçons). Si tu cherches a rencontrer des femmes au même endroit que les garçons blancs le font, tu as plus de chance de rencontrer des femmes blanches. Parce que contrairement à ce qu’on essaie de faire croire, peu sont les blancs qui cherchent des femmes noires. Et ça c’est aussi vrai. Lorsque tu vas dans ses soirées étudiantes, les filles noires sur place sont largement ignorées, sauf quand elles ont affiche clairement qu’elles aimaient les blancs. Toutes mes copines noires de fac sont en couples ou maries avec des Blancs, aucun rencontrer à la fac. Et pourtant elles ont fait ces soirées étudiantes, aller au ski, sessions de revisions et autres.

    Et ça c’est un point assez important dont on ne parle pas souvent. Les blancs constituent aussi un groupe social, même s’ils sont (en Europe) majoritaires. Et ce groupe a aussi ses préférences et ses réticences : ils ont une norme. Donc fréquenter essentiellement ce groupe amené à absorber ces réticences et sa norme. Quand on regarde bien, les garçons blancs/arabes/chinois qui sortent souvent avec des femmes noires sont aussi ceux qui souvent ont beaucoup d’amis noirs. L’environnement compte aussi.

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  8. Merci pour vos commentaires et témoignages :)

    @ M.A.N

    Ton commentaire est particulièrement pertinent et je suis tout à fait d'accord. Le fait que je fréquente essentiellement des blancs m'a conduit à me plier à une certaine norme et beaucoup plus fréquenter les filles blanches. Comme toi même tu le soulignes, nous sommes en Europe et donc dans un milieu majoritairement blanc. Que faut-il faire? Évoluer dans ce milieu pour mes études et fréquenter les soirées coupés décalé pour rencontrer des filles noires (comme c'est le cas pour les filles dont je parle). A long terme, ça devient compliqué car on finit par se faire de groupes de pairs qui n'ont rien à voir et ne demandent pas (surtout pour un en particuliers) à se découvrir.
    Alors oui, l'environnement y est pour beaucoup, mais peut-on vraiment nous le reprocher?

    Hors-sujet: Ca me rappelle qu'il y a peu lorsque j'étais dans l'organisation de soirées afro-caribéennes, je désirais organiser des soirées afro chics et sélectes (invitation sur liste, limitées) car j'ai identifié une cible. Cette dernière était alors essentiellement constituée de jeunes actifs qui ne se retrouvaient plus dans les "mentalités" des soirées afro et dont les afterworks classiques étaient un peu trop "européanisés" à leur goût.

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  9. MOn ptit grain de sel...

    J'allais faire le même commentaire que M.A.N. Les blancs constinuent aux aussi un groupe social avec leurs "normes", tout comme les noirs. Et fréquenter un groupe longtemps emmène à intégrer ses normes. Dans les soirées Etudiantes et les afterworks, tu auras naturellement de fortes chances de rencontrer des blanc(he)s. D'où l'intérêt d'élargir sont cercle d'amis. Notament quand on est jeune.

    Je me souviens en école de commerce, les rares filles noires que j'ai côtoyé étaient soit trop "européanisées" (cad adeptes de galas, apéros en appartement, clopes..terriblement ennuyeuses), soit trop "sérieuses" (style fille à papa, qui ne sort jamais, ne bois jamais, ne fréquente pas les milieux blédards, et n'a aucune fibre "activiste"...).

    J'ai pu rencontrer énormément de filles noires intéressantes parce que j'ai toujours mené une sorte de "double-vie". Je fréquente autant les asso d'anciens diplomés, de jeunes cadres, d'entrepreneurs, que des assos de blédard, des mouvements culturels, des groupes d'activistes politiques... Ainsi, je sais troquer le costard-cravate pour le Jean/casquette ou le pagne quand il le faut.

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  10. Merci Néo,

    Comme je disais à long terme ce n'est pas évident de mener cette double vie. Certains y parviennent, d'autres se voient contraints de faire un choix. L'idéal serait de trouver le juste milieu. Lais j'arrive aussi aisément à m'adapter aux différents milieux.

    P.S: j'aime beaucoup les apéros en appartement. (Décidément :D)

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  11. Salut à toi très cher Blédard!
    C'est avec passion et intérêt que je lis tes articles! Cependant, je ne comprends pas ce que tu veux dire par "En somme, nous manquons de charisme, qu’il soit économique, politique ou social."

    Sinon j'adhère à ton raisonnement,il m'est en effet plus difficile de trouver des filles noires dans les établissements privés dans lesquels j'étais et dans lequel je suis actuellement!

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  12. Salut à toi Karl12

    Par charisme j'entends par là que ne pèse pas suffisamment comme U.S.A pour exercer une influence identifiable et dont disposer de ses normes, de manière à faire plier les autres quand cela est nécessaire.

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  13. Fatou LE FRANCOIS20 janvier 2012 à 14:29

    Bon j'ai posté un long commentaire qui n'a jamais été publié...pffff

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  14. @Fatou LE FRANCOIS

    C'est bizarre, les commentaires sont publiés automatiquement, je ne les modère pas avant. Es-tu sûr d'avoir bien entré le code captcha? (anti-spam).

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  15. article cohérent, c'est vrai...

    Cependant je ne peux m'empêcher de me dire que tout cet argument, qui revient quand même réguliérement lorqu'on parle de ce sujet, à savoir qu'on a plus de chance de rencontrer ne personne du même "rang social" que soi et que la couleur ne joue pas, bref j'peux pas m'empêcher de penser que c'est juste une énorme excuse que donnent les personnes concernées (c'est-à-dire ces noires qui sortent qu'avec des blanches par exemple) pour ne pas s'avouer que les filles noires les répugnent et qu'ils préfèret clairement les blanches. Moi j'ai l'impression que c'est plutôt ça.
    Parce que tu le dis toi-même, la fac, le lycée, l'école n'est pas le seul environnement où faire des rencontres même si c'est vrai qu'il y contribue.
    Comment expliquer alors que les asiatiques sont souvent en couples avec des asiatiques ?

    Enfin je ne sais pas, j'ai plus l'impression que c'est une excuse pour ne pas s'avouer que leur propre "race" les répugne.

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  16. @Melween : Que fais tu de la NUANCE ? Pourquoi toujours tomber le débat englué du "le noir qui n'aime pas ses soeurs et qui préfèrent les blanches" ?
    Si parfois les vérités se trouvent du côté de l"'extrême , c'est vrai, la plupart du temps les choses ne sont pas "toutes blanches ou toutes noires (sans mauvais jeu de mot) Je comprends pas cette obstination ...

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  17. Pck y'a que les noirs pour sortir tout le temps des excuses dans ce genre. Pareil pour les adeptes des faux cheveux/défrisage 365j/365, la grande "excuse" c'est "mais les blanches aussi elles mettent des extensions" alors que c'est évident qu'il y a un pb capillaire chez les noires. Ou comme ici les noirs qui sortent avec les blanches pck pas de noires dans leur fac ou leur soirées étudiants. Mais lol quoi, genre tous les hommes noirs vont dans les facs et aux soirées étudiants et les filles noires sont toutes en BEP et au lit à 20h ? Pourquoi par exemple, la plupart des asiatiques que je vois en couple, sont tous les 2 asiatiques ? Pourtant ils sont encore plus "minoritaires" que les noirs en France.
    Cette "excuse" du "on fréquente pas les mêmes milieux blablabla" pour moi c'est noyer le poisson.
    Enfin bref j'dois sûrement être fermé d'esprit tu m'diras !

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  18. Melween,

    J'ai des amis chinoises et vietnamiennes qui vivent avec une double culture et ne sont jamais sorties avec leurs homologues...Et des amies sénégalaises qui ne se voient pas avec un non-musulman et non-noir. Alors je ne sais pas quel milieu tu côtoies mais peut-être devrais-tu songer à en découvrir d'autres. Tout va dépendre de comment vont cohabiter les deux cultures et surtout de "ce qui se fait, et ce qui ne se fait pas".

    Tu sembles à tout prix vouloir entendre que la femme noire est la créature la plus dédaigneuse et que l'homme noir ne rêve que de blondes aux yeux bleux...Navré de te décevoir: c'est archi-FAUX pour la MAJORITÉ (mais il y a bien une minorité qui est concernée, je suis d'accord).

    En ce qui me concerne, je n'ai pas souvent croisé de filles noires en soirées étudiantes ou alors celles que je croisais n'étaient tout simplement pas à mon goût, ça arrive. Il n'y a aucune excuse à voir dans mes propos, juste des explications. Qu'est-ce que tu en sais du milieu où les rencontres sont plus à même à se faire en dehors du milieu professionnel/universitaire? Ces endroits sont toujours relativement liés au milieu social, aux centres d'intérêt et au cercle d'amis, le tout étant souvent étroitement lié. L'alternative comme l'a dit @Neo serait d'avoir une double vie, mais n'est pas @Neo qui veut.

    Et puis, quant au problème du cheveu des femmes noires, il est NOIR est pas blanc. Si elles ont recourt aux extensions c'est parce qu'on ne leur a pas appris à prendre du plaisir à s'occuper de leurs cheveux comme je le dis dans l'article qui suit celui-ci. Demande leur de te parler de ce moment où - petites - on leur faisait des nattes sur la tête. Tu te rendras vite compte que ça n'a rien à voir avec le coup du "brossage mère-fille devant la glace". Qui plus est, personnellement je n'ai pas constaté une prolifération d'opérations pour réduire les lèvres charnues ou les fessiers protubérants et, dans mon entourage (famille, amis, connaissance, etc) je suis à même de compter le nombre de femmes qui se décapent sur une main...

    Toi et moi déplorons une même catégorie de personnes: celle qui masque son aversion pour ses homologues derrière les goûts et les couleurs. Mais tandis que moi je suis conscient que ce n'est qu'une infime minorité, ton discours laisse penser que pour toi c'est la majorité. Et là je ne suis pas d'accord..

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  19. J'ai pas dis que les rencontres étaient plus à même de se faire hors environnement scolaire, j'ai juste dit qu'il n'y avait pas que cet environnement.

    Mais bon, comme tu sembles le sous-entendre, disons que j'suis jamais sorti de mn patlin, ça me va.

    Quant aux cheveux, selon toi c'est pck ces filles vivaient des moments de douleurs lors du coiffage quand elles étaient petites qu'une fois un peu plus grandes, elles se les crament à longueur d'année à la soude et les camoufle sous toutes sortes de faux cheveux du moment que ça soit lisses ? Mmmmouè...vite fait. Enfin là où je te rejoins c'est quand tu dis que leurs parents ne leur ont pas appris à aimer leur cheveux, donc forcément ça donne les conséquences que ça donne...

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  20. Mdr, je viens de m'installer à Grenoble pour l'école de commerce de Grenoble, et je peux te dire que je suis entièrement d'accord avec toi !
    ça me fait "drôle" de voir les soirées étudiantes avec deux noirs dans la salle lol, ça change de Paris! je pense que je m'y ferais pas !

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  21. Tout d'abord, merci pour ce blog qe je découvre et qui est vraiment très intéressant

    C'est drôle, j'ai l'impression de vivre le monde à l'envers. En fait, je n'ai jamais vraiment vécu avec ma famille biologique, mais plutôt avec des Français ou des Suisses (je vis en Suisse). Du coup, j'ai toujours été la seule Noire de la pièce, et c'est ça pour moi la normalité. Je suis donc über-européanisée et ma mère ne m'a jamais parlé en créole. Et du coup, je me retrouve complètement dans l'analyse que tu fais, mais en sens inverse: Je ne suis jamais sortie avec un Noir, tout simplement parce que sur les 6 Noirs de ma faculté de 2500 personnes, il y avait un prof, une assistante, une conseillère aux études, trois étudiants dont un seul homme. Dans mes loisirs ou mes sorties, je croise extrêmement peu d'hommes noirs. Cela dit, cela ne fait que très peu de temps que je commence enfin à trouver des amiEs noires vraiment proches, à peu près pour les mêmes raisons: dans un lycée de 1000 élèves en Suisse francophone en dehors de Genève, c'est le Pérou s'il y a 5 étudiants noirs. Et la couleur de la peau n'est pas suffisante pour développer des atomes crochus. On peut essayer de s'approcher au début, mais on voit vite qu'on a rien à se dire, de la même façon que je ne vais pas forcer un Indien a être mon ami, simplement parce qu'il est Indien.

    Du coup, les quelques amiEs noires que j'ai sont toutes avec des Blancs, tout simplement, parce qu'il y a très peu de Noirs dans nos cercles. En revanche, ce qui peut être pénible, c'est le regard des autres, et pas forcément des Blancs. Rarement des hommes noirs, mais souvent des femmes noires. Par contre, je garde mes cheveux crêpus, ne mets pas d'extension et ai appris à aimer et dresser cette masse, et ca me fait toujours un peu sourire quand une femme noire aux cheveux longs et lisses m'explique que si je sors essentiellement avec des Blancs, ce serait parce que je n'aime pas être noire.

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  22. Très bon article,j'ai découvert ton blog cet apres midi via Bellebene, et depuis je ne l'ai pas laché. J'ai meme laissé un commentaire sur l'article qui parlait de l'expérience raciste que tu avais eu à l'entrée d'une boite. Un commentaire finalement qui n'avait pas lieu d'etre(c'était le premier post que je lisais), puisqu'au cours des autres articles j'ai pu m'apercevoir que tu ne réfléchis pas forcément comme je l'avais pensé au premier abord.

    Je voudrais tout de meme te poser une question, penses tu vraiment que la majorité des hommes noirs qui ne sortent qu'avec des femmes blanches, en sont presque contraints par rapport à leur classe sociale, les lieux qu'ils fréquentent etc .. Parce que je n'ose pas penser qu'il n'y a QUE des blanches dans les boites, les milieux qu'ils fréquentent ?

    Je rejoins un peu l'impression de Melween, celle que les hommes noirs cherchent souvent à se mettre en couple avec une blanche, parce que pour eux, elles représentent un gage de réussite, d'évolution ou de trophée, plus que la femme noire...

    Etant Antillaise d'origine, c'est ce que moi aussi je constate quand je vais à Paris(Rarement) .. J'ai meme parfois l'impression d'un phénomène de mode .. Autant pour le noir qui veut absolument sortir et se montrer avec une blanche, que la blanche qui veut se montrer avec un noir ..(Blanche à blacks ;))

    Il y en a pourtant de superbes filles noires à Paris ..

    Tu sais, j'en viens à cette conclusion, parce que chez nous aux Antilles, c'est aussi un fait, dans beaucoup de cas, plus tu es clair(e), et plus tu es courtisé(e)/mieux vu(e) sans pour cela que tu sois forcément agréable physiquement ..

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Ah, c'est bien, faut pas faire timide comme ça! Merci

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