mercredi 17 novembre 2010

Vous avez dit cheveux crépus? Part II

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Le cheveu crépu n’aura jamais suscité autant le débat qu’à notre époque, ce qui est une bonne chose, car révélateur du fait que l’on se pose enfin des questions quant à notre identité. En ce qui me concerne, j’avais déjà abordé le sujet ici, et ne fais donc que là poursuivre mon raisonnement, en le nuançant ou en ajoutant d'autres arguments.

On sait maintenant que le problème ne réside pas dans le fait de porter des cheveux artificiels car, l’usage d’artifices est le propre même de l’Homme. Qui aurait en effet l’idée de critiquer les tresses à rajouts chez les femmes africaines ? Personnes car on sait tous plus ou moins que cela relève de la culture africaine, ce qui n’est pas du tout le cas du tissage. Le problème c’est donc le tissage en lui-même. Ce dernier est à considérer comme relevant d’avantage de la culture afro-américaine et non d’une quelconque « culture noire », utopie créée par certains pour en quelque sorte manger dans l'assiette de l'autre quand ils n'ont rien dans la leur, ou surfer sur la popularité et les avantages des autres, dans une politique du "mon frère". Cela va s’en doute dresser les poils de plus d’un ou d’une, mais les traits physiques diffèrent, du brut au fin, que l’on soit congolais, martiniquais, cubain ou encore américain. Ce qui explique sans doute qu’une fois sur deux, le tissage conviendra à une afro-américaine, au lieu d’une fois sur trois chez les africaines où beaucoup sont à côté de la plaque. D'ailleurs forcer d'admettre que certaines femmes africaines, pour ne pas dire beaucoup, auront beau se mettre des tissages chez le même coiffeur que Beyonce, sans pour autant que cela donne le même effet, c'est surtout une histoire de traits (et vice versa dans des cas plus minoritaires pour les afro-américaines). Et le phénomène peut s'étendre aux hommes avec cette époque où l'on voyait les hommes noirs nattés à tous les coins de rues (dont j'en faisais partie). Avec du recul, je constate aujourd'hui que ce style capillaire ne donne pas le même profil que l'on soit camerounais, guadeloupéen ou américain, et que le premier auront plutôt tendance à tirer vers le "voyou vulgaire du pays" que vers le "gangsta bad boy et stylé des US". Et contrairement aux idées reçues, les femmes africaines ne font que mimer les gestes capillaires de leurs consœurs américaines plus que de chercher à ressembler à un modèle occidental, d'où le fait que je sois bien prudent avant de parler d'aliénation. Après bien sûr, on peut  retrouver des origines aliénantes au tissage dans la culture afro-américaine, mais c'est autre chose du côté des africaines ou du moins aliénant par intermédiaire si je puis dire. Pourtant je doute que ce soit les médias qui soient responsables de l'expansion du tissage au Etats-Unis. Je pense en effet que si les magasines et tabloïds américains n’ont en couverture que des femmes aux cheveux lisses et tissages (Beyoncé, Rihanna et consort), c’est bien parce que c’est majoritairement ainsi, comme le justifie les nombreuses techniques élaborées dans le domaine (Lace Wig et consort). Ce n'est pas les médias qui influent sur la société afro-américaine et par conséquente africaine, mais l'inverse. Maintenant le souci, en Afrique, c’est que comme avec bon nombre d’habitudes, on adopte très souvent des coutumes venues d'ailleurs sans se demander si celles-ci nous vont, d'où des résultantes catastrophiques. Entre démocratie, christianisme et concepts économiques, le malheur des africains n'est finalement aujourd'hui que, la manifestation, d'un rejet inconscient de notre corps, notre culture, identité, vis-à-vis de tout ce qui vient de l'extérieur sans prendre en compte ce que nous sommes. 

Entre nous, une femme antillaise qui arbore un tissage, aura cette faveur d’être comprise en ce sens où, elle sera perçue, à l’instar d’un non-croyant se convertissant dans une religion, comme une personne qui sait ce qu’elle fait, en opposition à une personne qui ne fait que suivre une loi de déterminisme à laquelle la prédestinait son environnement. Car femme africaine qui porte tissage, comme toute femme a un jour voulu ressembler à sa mère, grande sœur ou cousine, et est pour cela passée des tresses au tissage, sans oublier le défrisage, ne pesant pas au préalable  le pour et le contre et n'y réfléchissant  même pas. Le tissage, d’abord, on l’installe sur sa tête et seulement après on trouve les raisons. Chacune d’elle s’accorde alors a nous faire croire que sa tête a cette forme « inadaptée au tresses », que « ses cheveux naturels lui font une trop petite tête » ou encore « qu’elle a une chevelure beaucoup plus dure à entretenir » que les autres. Autant de raisons pour justifier le fait qu’elle passe environ 340 jours sur 365, si l’on déduit les jours de transitions entre deux tissages, avec une couvre chef faisant office de chevelure synthétique. Au fond, l’on se rend compte que tout est une question d’éducation. On constate en effet avec un peu de recul que, tous ces gestes du quotidien qui nous paraissent aujourd’hui anodins et normaux, nous ont pourtant parus un jour comme des corvées : se doucher, se laver les dents, se mettre la crème, se laver les mains, etc. Il peut en être de même avec le traitement avec les traitements des cheveux crépus, d’autant plus qu’avec l’émancipation des « nappy » souvent perçues à tort comme les « écolos du cheveux », il y a vraisemblablement des solutions pour celles qui « souffrent » de s’occuper de leurs cheveux crépus. Le but ici n’est pas d’avoir des femmes toutes nappy, mais d’arriver dans une société où, chaque jeune fille africaine, puisse avoir le choix d’arborer tissage ou cheveux naturels, sans avoir ce sentiment que le second choix lui impose plus de contraintes que le premier (d'où le défrisage), et surtout sans avoir cette idée selon laquelle « c’est logique de passer des nattes, vanilles, accroche-cœur, aux cheveux défrisés puis au tissage, pour devenir une femme ». Bien entendu, il faut avoir conscience de ce que l'on demande aux femmes africaines aujourd'hui. C'est un véritable travail chez beaucoup, car ces pratiques sont aujourd'hui, tellement ancrées, que cela reviendrait pour certaines en quelques sorte, à leur demander, de revêtir peaux de bêtes, caches-sexes et autres tenues qu'ont longtemps portés leurs ancêtres. De plus, les mentalités sont tout ce qu'il y a de plus dur à changer, on dit d'ailleurs qu'il faut toute une génération pour le faire, c'est pourquoi le changement doit d'avantage se faire ressentir dans les générations à venir.

14 commentaires:

  1. voila je suis enfin d'accord avec toi!

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  2. Quand tu dis :
    "Ce n'est pas les médias qui influent sur la société afro-américaine et par conséquente africaine, mais l'inverse"
    Si je traduis, ça veut dire que c'est la femme noire qui "impose ce style" aux médias ? Et c'est là que je ne suis pas d'accord ! Je trouve même que c'est exactement l'inverse ! Pourquoi crois-tu que la majorité des afros-américaines et 9 noires sur 10 portent des faux cheveux/perruques/lace wig sinon le fait que les médias vantent toujours la plupart du temps le même type de cheveux, et par la même occasion de femmes ? On pourrait dire la même chose pour les crèmes éclaircissantes.

    On est quasimment tous conditionnés par les médias. Si les médias mettaient principalement en avant les chevelures crépus et la "beauté noire", je pense que beaucoup plus de noires seraient "nappy". Par "principalement en avant", j'entends par là si la situation était complétement inversé de la situation acuelle. C'est-à-dire si 9.5 pubs sur 10 qui passent à la télé étaient uniquement pour les cheveux afros/crépus.

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  3. J'veux bien concéder sur le fait que les médias aient contribué à la prolifération du tissage, Lacewig et compagnie, mais je pense tout de même que c'est d'abord le fait de la société AFRO-AMERICAINE.Et je pense que même au fin fond du Bronx le tissage est toujours aussi populaire, et sans l'action des médias (Les habitudes 'kainry' comme le bling bling Hip Hop et co influencent les jeunes, mais viennent bien de réalités et ne sont pas des inventions marketing des médias). On perçoit souvent les médias comme une entité provenant de mars et qui est venue dicter des comportements, or les médias au final, c'est moi, c'est toi, ce sont des gens comme nous. On parle bien des US où, contrairement en France, les noirs sont "ancrés" dans le pays, et dispose notamment de médias et autres moyens de com bien à eux, et aussi puissant que les médias si l'on puis dire "de blancs". Alors les médias qui vantent Beyonce et autres femmes à tissages sont la plupart du temps bel et bien des médias de 'black' (J'ne parle pas là des Vogues et compagnie hein). Et c'est justement pour ça que je pense que si conditionnement, il y a, il vient avant tout des consœurs afro-américaines, qui passent par les médias.Et ce conditionnement est par la suite fait sur les africaines.
    Entre nous j'pense que les afro-américains ne perdent rien à mettre des femmes aux cheveux crépus sur leur magasines, c'est juste qu'ils trouvent peut-être jolie les tissages, et c'est là que je pense on devrait parler d'aliénation. Le problème du cheveu en Afrique est le résultat d'un complexe établi en amont par "nos frères et sœurs noirs américains".
    Après je suis plus souple quant aux crèmes éclaircissantes tant je pense que la médias n'y sont pour rien et que c'est là encore le fait de la société. Une femme ne s'éclaircit pas parce qu'elle ne voit que des chanteuses claires, mais parce qu'elle voit que les hommes regardent d'avantage les filles claires et métisses par exemple).
    :)

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  5. La tu as melange nature et culture.
    le cheveux crepu est naturel, la facon de s'habiller est culturelle.

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  6. Ton but etait de dire que demander a certaines de redevenir naturelles sur le plan capillaire serait comme leur demander de repartit a l'ere pre-colonialisme, right? C'est a cause de sa que je dis tu melanges nature et culture. La facon dont les gens vont s'habiller va forcement changer, mais pas la nature de leurs cheveux. Anyways! c'est juste le fait que tu aies utiliser ses deux choses differentes en comparaison qui m'a interpelle -meme si je sais que ce que tu as ecris, cheveux et facon de se vetir, est une des raisons que certaines filles donnent-...

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  7. Ah je vois! C'est vrai que la comparaison peut-être malvenue mais je pense que tu as saisi le sens de celle-ci! En clair c'est comme demander à l'individu de faire 'un pas en arrière' le tissage étant pour beaucoup un 'grand pas dans l'humanité', une 'avancée', quelque chose dont elle ne peuvent plus s'en passer! Et la référence à l'ère pré-coloniale était justement pour évoquer le fait qu'on leur demande de revenir à leur culture originelle en assumant leur véritable chevelure.

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  8. Super blog mon ami... J'ai pas mal ris... T'as un bon style, changes pas de main... Je suis un brave blanco qui a épousé une jolie blackette et on a 2 petits cafés au lait aux cheveux crépus. J'essaie de convaincre ma femme qu'elle est plus jolie cheveux courts ou natté, mais elle veut pas me croire. Ca m'a toujours fait de la peine quand je vois les africains vouloir copier le blanc à tout prix. Mais c'est aussi une force, une vitalité, une faculté d'adaptation, une manière de vivre au présent qu'il n'y a plus dans nos sociétés occidentales vieillissantes qui n'essaye plus rien ,n'attends plus rien, etc...

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  9. C'est vrai que tu as raison que le fait de pouvoir changer aussi souvent de coupe de cheveux peut-être une force dans la mesure où les cheveux crépu est le seul à permettre cette caractéristique (il peut être 'lissé' mais l'inverse n'est pas possible chez les blancs par exemple). Seulement le souci vient du fait que ça va bien au delà d'un simple 'essayage' pour beaucoup. On ne le fait pas pour 'changer' mais parce que c'est la règle.

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  10. Tu dis « Cela va s’en doute dresser les poils de plus d’un ou d’une, mais les traits physiques diffèrent, du brut au fin, que l’on soit congolais, martiniquais, cubain ou encore américain. Ce qui explique sans doute qu’une fois sur deux, le tissage conviendra à une afro-américaine, au lieu d’une fois sur trois chez les africaines où beaucoup sont à côté de la plaque. D'ailleurs forcer d'admettre que certaines femmes africaines, pour ne pas dire beaucoup, auront beau se mettre des tissages chez le même coiffeur que Beyonce, sans pour autant que cela donne le même effet, c'est surtout une histoire de traits ». Or on parle ici de tout un continent. Les africaines ont des tons différents de couleurs de peau, des traits physiques également différents et même si elles partagent la caractéristique d’avoir des cheveux crépus, les cheveux de l’une ne ressembleront jamais aux cheveux d’une autre. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il y a bien plus de diversité physique en Afrique qu’il n’y en a aux USA. Je pense que la France (ce que tu as vu de la France) est loin de représenter toute la diversité de la beauté de la femme « noire ». Tu es sûrement habitué à voir certains traits physiques car confronté à voir des femmes venant de pays spécifiques, ici encore loin de représenter le continent Africain en entier. Alors parler de la femme « Africaine » semble dénué de sens pour moi. Je ne pense pas que voir un guadeloupéen, un américain, un camerounais, c’est avoir un échantillon représentatif des populations de ces nations. Je ne crois pas qu’il existe de profil type… Donc, je ne pense pas que le tissage aille mieux aux américaines, il faudrait plutôt regarder au cas par cas selon moi, voir l'individu.

    Je pense par contre que l’on peut bien parler d’aliénation. Comme tu le dis toi-même, il semble que la plupart des femmes « noires » suivent un « voyage capillaire » où on passe des tresses, au défrisage pour souvent finir par un tissage sans même y penser, pour devenir « femme ». L’aliénation ici est inconsciente et remonte à une époque lointaine. Ce sont des gestes, des mythes que l’on passe souvent de femme en femme sans jamais vraiment se demander «mais pourquoi est-ce ainsi ? ». On le fait parce que d’autres l’ont fait avant nous et on ne cherche pas à réfuter ces dires, on les accepte souvent aveuglément. Tu remarqueras qu’avec le temps, les techniques pour lisser les cheveux crépus (avec les peignes « chauffés » avant l’invention du défrisage par ex) sont de plus en plus performants. Tellement qu’aujourd’hui, la fille qui porte ses cheveux NATURELS sera plus perçue comme une allumée car la norme, quoi qu’on en dise et peu importe l’élément déclencheur, ce sont les cheveux lisses.

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  11. Hey Bex!
    Merci pour ton intervention ;)

    Et bien, la question que je te retourne est justement de savoir s'il existe 'un échantillon représentatif de ces nations'. Tu en conviendra que non, et donc qu'à chaque fois que l'on parle "d'africain" on se réfère plus ou moins seulement à une partie du continent: celle que l'on côtoie ou que l'on connaît.

    De plus, nous sommes sur un blog, et donc totalement dans le subjectif. Il va de soit que je ne parle que de ce que je connais, et que lorsque je parle d'africaine, je fais ici allusion à celles qui constituent essentiellement l'immigration africaine en France. Après je suis tout à fait d'avis que ça se discute, mais je pense plutôt dans le cas où le tissage ne va qu'il faille voir au cas par cas avec les américaines. Je pense en effet qu'on retrouve les même problème, mais que globalement c'est moins pire aux States. (Mais ça reste des propos à mettre sur le manque de connaissance du terrain hein).


    Ensuite, ce qui me fait être prudent sur l'aliénation, c'est qu'on peut se rendre compte que le tissage finalement est plus récent qu'on ne le croit! Regarde un peu les clips des tubes des années 90 en descendant et tu verras les femmes africaines (pour le coup je parle bien des camerounaises, ivoiriennes et co que je connais plus) avec leurs cheveux naturels, à la limite défrisés, mais fier d'arborer chignons, nattes, ponpon et consort! Et parallèment c'est presque le même parcours aux Etats-Unis où il y a quelques années c'était l'apologie de l'afro et du cheveux crépus! aujourd'hui encore tu en conviendras que les africains miment bel et bien leurs 'frères' afro-américains! Et bien je pense qu'il en est de même avec le style capillaire des femmes africaines, d'où le fait que je parle "d'aliénation par intermédiaire', a contrario de la thèse selon laquelle, les femmes africaines mettent le tissage pour ressembler aux blanches!

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  12. "Entre nous, une femme antillaise qui arbore un tissage, aura cette faveur d’être comprise en ce sens où, elle sera perçue, à l’instar d’un non-croyant se convertissant dans une religion, comme une personne qui sait ce qu’elle fait, en opposition à une personne qui ne fait que suivre une loi de déterminisme à laquelle la prédestinait son environnement."

    Pourquoi c'est plus "compréhensible" chez une antillaise? J'ai peut-être mal compris ta phrase, tu peux me l'expliquer ?

    En tout cas, article super intéressant. J'ai moi-même les cheveux bien crépus, naturels, c'est un choix perso après un défrisage doux qui a cassé mes cheveux et qui m'a fait perdre tout mon volume (voila pour les détails haha). Mais faut dire la vérité, on a partout les images des "beautés noires" représentées par, en tête de liste, Beyoncé, alias la reine des front lace. Je suis la première à dire qu'ils sont bien faits, et que ça donne envie ! Mais voila, à quand la beauté noire représentée autrement? Contrairement à toi, je pense qu'on est influencé par les médias, plus que les médias par nous (du moins, pour ça en tout cas).

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  13. Cette phrase m'interpelle, je te cite:
    "Qui aurait en effet l’idée de critiquer les tresses à rajouts chez les femmes africaines ? Personnes car on sait tous plus ou moins que cela relève de la culture africaine, ce qui n’est pas du tout le cas du tissage."
    Sache que beaucoup de filles aujourd'hui critiquent les tresses à rajouts (dont moi) car si tu regardes bien, nos grands-mères et arrières grands-mères n'en portaient pas. C'est faux de dire que cela fait partie de la culture africaine..Je revois encore les photos de ma mère et de mes aïeux arborant fièrement un nuage de coton au dessus de leur têtes (ou bien si elles faisaient le choix de se tresser, elles tressaient uniquement leurs cheveux naturels).. Cela a encore été importé de l'extérieur (des Etats-Unis bien sûr).

    Cependant, je suis d'accord avec toi lorsque tu dis que cela dépend de l’éducation. J'ai été défrisée au lycée (ma mère n'était pas forcément d'accord mais je le voulais vraiment..) Je ne le regrette pas car j'ai des cheveux sains mais c'est vrai que beaucoup de filles sont esclaves de leur chevelure, c'est dommage..

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Ah, c'est bien, faut pas faire timide comme ça! Merci

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